
Le premier after du Pantiero laissait donc la place à deux dj’s de la scène Française : Strip Steve & Das Glow. L’un est signé sur le puissant label Allemand Boys Noize Records, le second fait parti de la grande famille Institubes aux côtés de Surkin, Para One ou encore Tekilatex.
Bonsoir Théo, peux-tu nous raconter un peu tes débuts, comment es-tu arrivé sur le label Boys Noize Records ?
Strip Steve : A la base j’ai toujours fait un peu de musique (rap, scracth) mais j’avais jamais vraiment mixé de techno. On a fait pleins de soirées à Bordeaux mes potes et moi, dans une espèce de cave PMU, car il y en a plein à Bordeaux. A force j’ai écouté de plus en plus de house, techno et j’ai fini par en faire. A partir de là j’ai commencé par faire des sets plus carré. J’ai joué 4/5 fois dans des soirées (Vice Party @ Bordeaux notamment), et un jour Alex Ridha m’a envoyé un message sur myspace pour qu’on sorte un maxi, et voilà.
C’est une question de chance un peu, non ?
Strip Steve : A l’époque comme il y avait un peu de personnes qui faisaient de l’électro sur myspace c’était plus simple. Les gens n’écoutent pas tout, mais il écoutent quand même beaucoup plus que l’on ne croit. En parlant avec Alex, il m’a dit qu’il se tenait vachement au courant de l’actualité au travers de myspace et des blogs.
Damien, peux-tu nous raconter tes débuts, comment en es tu arrivé là ?
Das Glow : J’ai acheté un ordinateur en 2003 bien que j’avais jamais essayé de faire de la musique avant. Je m’y suis mis direct comme quand j’ai acheté mes platines en 2001 : j’avais jamais calé, ni acheté trop de disques, je suis vraiment parti à l’aventure. Souvent quand tu écoute des tracks, t’as des idées qui te viennent alors j’ai fait des tas de petits essais jusqu’en 2005 où j’ai envoyé mes démos à Institubes. 4/5 jour après j’ai eu une réponse de Tacteel disant qu’il avait bien aimé et me demandant d’envoyer d’autres démos, ce que j’ai fait. Puis Tekilatex a kiffé sur d’autres tracks et ainsi tout le monde s’est passé le cd dans Institubes. Finalement j’ai sorti mon premier maxi en 2007, Weiss Gaz.
Tu produis tout de A à Z ?
Das Glow : Oui, je suis plutôt du genre à m’enfermer dans ma chambre et à faire des milliers d’essais avec des bruits de porte qui se ferment ou avec des bouteilles d’eaux qui tombent par terre. (rires) Maintenant il m’arrive de sampler des disques, Théo m’a donné envie.

Que pensez vous des qualificatifs que l’on donne aux nouveaux artistes électro (frenchtouch 2.0, 3.0 dixit Hors-série TRAX) ?
Das Glow : Je pense qu’on est surtout dans une nouvelle manière de travailler, une nouvelle manière de concevoir la musique électro…
Strip Steve : Oui donc dans une nouvelle époque donc ils attachent des mots à cette nouvelle génération, car plus on avance et plus il y a vraiment des archétypes de producteurs : c’est de plus en plus jeune, plus en plus rapide à cause d’internet, même depuis deux ans on se rend compte que ca évolue vite, et peut être dans dans deux ca ira encore plus vite.
Quelle est votre manière de procéder ?
Das Glow : C’est un peu comme quand tu dessines. Tu fais 50 essais tous les jours et un moment donné tu vas te dire ah ben voilà c’est celui-là que je veux terminer car tu le trouves sympa et tu te mets à bosser à fond dessus.
Strip Steve : Je fonctionne à peu près de la même façon. Toutes mes tracks démarrent d’un sample que j’ai bien aimé. Je vais prendre tous les samples qui m’ont intéressé et faire un folder avec tout ce que j’aime dedans. Par exemple pour mon prochain maxi j’ai un déjà un noyau de 8 morceaux alors que je vais en garder que 3 ou 4. Je vais essayer d’avoir une certaine cohésion dans ce maxi que je n’avais pas dans mon premier maxi.
Quelles sont vos influences ?
Das Glow : J’écoute pas énormément de choses différentes. J’aime m’attacher à des groupes et pas forcément à ce qui se fait de nouveaux. Je suis pas forcément quelqu’un qui va écouter pleins de morceaux tous les jours, savoir tout ce qui est sorti etc. Je suis plus attaché à des trucs que j’écoutais quand j’avais 15 ans genre Moon Safari de Air, Radiohead..
Strip Steve : J’écoute vraiment pleins de choses différentes.
Avec qui aimeriez-vous collaborer ?
Strip Steve : C’est vraiment un truc qui m’intéresse mais je sais pas quand et où. J’ai pas forcément envie de collaborer avec mes idoles.
Das Glow : J’aimerais faire une chanson car j’en ai jamais fait. Alors j’ai réfléchi un peu et puis j’ai pensé aux Midnight Juggernauts. J’apprécie vraiment ce qu’ils font.










